Nuit debout pas sans nous

Issu de l’excellent « quartiers libres »

Quartiers libres

Voilà quatre semaines que la « nuit debout » occupe les places et tente de créer des convergences entre les différentes luttes avec comme axe centrale la lutte contre la loi « travail ». C’est peu dire que le mouvement arrive à un tournant et que de nombreuses forces médiatiques et politiques s’échinent à lui imposer d’effectuer un virage doux et consensuel. Lordon l’a très bien expliqué dans son intervention du 20 avril à la bourse du travail  :

« Et les constants efforts de cette chefferie, c’est de pousser le mouvement qui les déborde complètement, dans un sens qu’ils croient contrôlable. Et en l’occurrence dans le sens de ce que j’appellerai le citoyennisme intransitif. C’est-à-dire le citoyennisme pour le citoyennisme, qui débat pour débattre, mais ne tranche rien, ne décide rien et surtout ne clive rien. Une sorte de rêve démocratique cotonneux précisément conçu pour que rien n’en sorte…

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Musique #3 : Truth don’t die (1998)

 

Une des rares fois où je suis allé à Paris, j’ai fait une crise d’angoisse terrible près de la Place d’Italie rien que d’imaginer la surface phénoménale de l’implantation urbaine sans qu’il y ait une haie ou un fossé, réalités infiniment rassurantes pour moi. Comme on peut avoir « intériorisé », ou plus : « incorporé » ! Les symptômes de mon malaise étaient surtout corporels. J’ai les haies et les fossés dans la peau, et si c’est ça être un bouseux, j’en suis.

Mais j’ai aussi un autre souvenir de Paris : Lire la suite

Musique #2 : Better Days (2010)

J’ai entendu Clinton Fearon pour la première fois lors d’une émission de radio sur France Culture, en 2011 je crois. Il était l’invité musical d’une invitée, dans une sorte de (courte) chaîne d’invitation qui est plaisante à la radio. Ce jour là, c’était Hélène Lee qui était la première invitée, et qui avait souhaité entendre Clinton Fearon et le Boogie Brown Band en plateau. Lire la suite