Lanterne-bandoulière

Ils s’agenouillent des nuits les lanternes-bandoulières.

Sont-ce les cravaches des péteux viviphobes qui les balafrent de lumière sourde et engoncée comme l’est leur matière usée ?

Est-ce par entremise que les mains mêlées aux yeux purent découvrir que le hoquet satisfait a la fièvre moite ?

Est-ce en bégayant des artifices chauves que les roulis vagues et répétés purent enfin prendre le chemin qui n’existe pas ?

Est-ce en susurrant des tulipes jamais poussées que les aériens du dessous de la terre parvinrent à joindre l’ouverture avec un sens qui l’accompagne ?

Sont-ce les parades microbiennes offertes aux sots poids lourds de regards admirant qui offrirent la lueur blême du soir à la rosée matinale ?

Sont-ce les oreilles des moines du désert sans livres  qui choquent les mâtines des cathédrales de feu ?

Sont-ce l’orgueil et l’ivresse de l’illusion d’air nouveau qui poussent les tuiles jusqu’à l’inconcevable péroraison ?

Sont-ce les antennes des pauvres qui signalent dans le brouillard des yeux que le progrès est une vessie qui fuit acide ?

Accouchées les arrières-arrières pensées au volant des mains et pieds quand les yeux pensent conduire ?

Virevoltantes les maximes des frères et sœurs qui prêchent la tristesse fausse et la joie non-clamée contre les piètres glaires du rire permanent ?

Entendues les yeux clos les mains dé-jointes le cœur offert face aux armures chaque jour huilées ?

La moitié, l’entièreté ?

Sont-ce les frissons et délices des creux pleins qui fournissent la matière à créer et à détruire ?

Sont-ce les vigies plantureuses de la pensée patentée par les multiples ignorants assentiments des trous brillants d’ignorance pleine ?

Sont-ce les graviers chauds à la peau couchée qui crissent comme geint le frêne face aux vers à champignon-ami ?

Sont-ce les boutiques de mort placardées vie qui qui chimérisent l’être à un fagot-citeur de comptines pour ogres ?

Sont-ce les charmes désuets de la perte et du fracas d’un nez gothique comme un pucelage de vitrail sud ?

Sont-ce les calomnies, souffreteuses en duvet soyeux procurées par la haine de l’amour véritable ?

Sont-ce l’enchevêtrement inextricablement abasourdi d’hier qui côtoie à cheval la huppe fier de l’amitié brandie ?

Sont-ce les darwinistes qui ignorent jusqu’à leur père s’il a réellement existé ?

Sont-ce les foutres-à-queue qui condamnent comme on pète et sirotent en rotant les cervelles décharnées d’hommes transis du froid d’hier ?

Sont-ce l’asticotage et la rouspétance généreuse qui savent cogner misère et entre-caresser l’avenir ?

Sont-ce les aboiement furieux du relatif autorisé qui éveille le jeune doré dormant fontaine ?

Sont-ce les altercations brèves et mortelles des jus de pantalon de notaire qui bâtiront la suite pour nos gamètes fondues ?

Sont-ce les ennuis pressentis au midi de minuit chaque année où la lune rousse l’est vraiment ou sont-ce les mitaines en cloque des gentillesses pudibondes qui accrochent le ciel au plafond de leur studio ?

Sont-ce les baleines rieuses d’eau qui éclateront l’atomique énergie ratée d’avenir-sourire ?

Sont-ce les clochettes des alarmes de cœur et de tête qui délivreront les âmes noircies par la suie du feu sacré acheté à prix d’or et de sang ?

Sont-ce les pourpres des toiles et du lamier qui toniqueront les mouvements de l’air pour en faire du solide comme on dresse un minot ?

Sont-ce les artifices liés aux yeux qui pètent les fesses et les fusées sans pour autant voir des doigts mélangés ?

Sont-ce les frilosités de toute saison qui accrochent au derme du géant de chiffre ce qui le nourrit comme cuit la vapeur la patate ?

Sont-ce les animalités racineuses qui sauront retrouver la vigueur dépassée par le trop envie ?

Sont-ce les mâcheurs de paille et les tourneurs de pouce en rond qui réussiront à reclasser l’effort à sa place d’outil ?

Ils s’agenouillent des nuits les rivières, elles, espèrent.

 

 

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