Elle cigogne

Les collines blondes de mon cœur arraché

Arrachées à la fièvre qui plonge haut en sourcil

Dans l’obscur clarté de tes yeux grands ouverts

Malgré la loi vernie des ombres que cachent nos corps

Je rêve de devenir ta peau et puis ton ocre

Tes cheveux leur or noir

Tes seins et leurs boutons

 

Qu’arrivera t-il alors si ainsi

Mon fondu et le tien circonvulent et se lacent

Cherchant tous deux en l’air à se dire leur faim

Et ploient comme on sourit en contours et chemins ?

 

Par quel détour venteux

Procéderont les cris et les aises en soupirs

Tirés de nos poitrines tandis que nous flânerons, méandres,

Dans le creux des abîmes dessinées par nos mains ?

 

Mangerons-nous nos morts

En découvrant, abrupts,

De quel côté du ciel glisseront nos lumières ?

 

Il se peut que nos doigts nous enseignent sans mots

La virtuosité modeste des béats magnifiques

 

Quoi qu’il en soit je t’aime aujourd’hui comme hier

La genèse s’en perd dans mes folies-mémoires car

Une ficelle bègue qui tressaille et qui rit

Me relie sans détours à tes yeux mirabelles

 

Ce qui mon âme anime

C’est de vouloir odeur et de désirer peau

Et de partager gros les eaux de nos infinis

Pour qu’ils se rejoignent et célèbrent la vie

Que nous quittons bien tôt.

 

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