Se raconter : bon pied, bon œil.

Quand les tourbillons bouillonnent et les bouillons tourbillonnent j’ai la bouille tourmentée qui bout – sans portant, bien qu’à bout

et pourtant c’est important

de le jeter, quelque part, que ce soit crié, gravé dans l’air, même sans mémoire et sans traces et d’ailleurs, qui nous dit qu’il n’y en a pas ?

A bout de quoi ? D’une façon de se jeter dans les tours du bouillon, le tour-bouillon, alors même que, encore pas fini, on ne savait pas regarder les yeux – l’objet regard a surgi plus tard – là les regards Autres pèsent trop lourd sur une psyché avec un défaut d’origine, avec une mauvaise pièce d’usine, un sens en moins, puis revenu à demi.

Un jour, quand une monture est arrivée sur mes mirettes, au grand galop, sans crier gare – coup de sifflet : une fin, et le début d’autre chose.

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« oui » à 55.12% : 26 juin 2016 en Loire Atlantique

La majorité des votants de Loire-Atlantique a donc choisi la destruction d’un milieu naturel exceptionnel au profit d’un aéroport d’où devraient partir des avions que la plupart ne prendront jamais (les communes où le « oui » est écrasant : Ruffigné, Lusanger, Noyal-Sur-Brutz… des bleds paumés où vivent en majorité des ouvriers et ouvrières ruraux plutôt désargentés, et des retraités de l’agriculture intensive). Ils ont choisi de valider un projet vieux de plus de 40 ans et qui s’inscrit dans un modèle de développement aujourd’hui complètement obsolète qui ne tenait aucun compte de la destruction de notre propre milieu de vie. Ils ont voté pour qu’un aéroport de plus (le « transfert » est un mensonge puisque celui de Nantes Atlantique continuerait de fonctionner pour Airbus) soit construit, très probablement par des ouvriers d’Europe de l’Est – et non pas par le fils de la voisine ou la petite boîte de TP du coin.

Comment est-ce que cette réalité a été rendue possible ? Lire la suite

Ponts et balais : « L’invisible », Jean Oury, Nicolas Philibert

Un entretien entre Jean Oury et le cinéaste Nicolas Philibert, réalisé après le tournage et le montage du film « la moindre des choses ».

philibert

C’est un moment exceptionnel, qui se regarde même si on ne connaît pas ou peu Jean Oury. Ça va de mon point de vue bien plus loin que ce dont il semble seulement être le sujet, soit la vie en clinique psychiatrique, le soin, la vie quotidienne, le collectif, etc.

 

Faire institution : attention, être humain !

L’intention du présent article est de proposer une approche personnelle (donc limitée et modeste) de la notion et des réalités sociales de l’institution.

Le travail que j’exerce m’a conduit à la rencontre avec cette notion. Ce mot revêt aujourd’hui de mon point de vue une importance que je dirais capitale, si jamais on me demandait de quelle sorte importance il s’agit. Lire la suite