Autisme #1

J’ai pris connaissance hier de cette proposition de loi du député Daniel Fasquelle.

Elle ne vise rien de moins qu’à (quelques exemples choisis) :

  • « [inviter] le Gouvernement français à réallouer en totalité les financements des prises en charge n’étant pas explicitement recommandées aux approches validées scientifiquement et ayant fait preuve de leur efficacité » – c’est à dire ne distribuer l’argent public qu’aux établissements qui appliquent à la lettre les approches dites comportementalistes ;
  • « [Inviter] le Gouvernement français à faire reconnaître sans aucune réserve et officiellement, par la Fédération française de psychiatrie, les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et de l’ANESM afin qu’elle renonce officiellement au packing, à la psychanalyse et à toutes les approches maltraitantes ;
  • « [Inviter] le Gouvernement français à fermement condamner et interdire les pratiques psychanalytiques sous toutes leurs formes, dans la prise en charge de l’autisme car n’étant pas recommandées par la HAS. »

fasquelles

Mais qui est Daniel Fasquelle, celui qui donne son nom à cette proposition de loi, suivi par une petite centaine de noms d’autres élus « les républicains » ? Lire la suite

Vers un racisme (vraiment) français ?

C’est le blog de Christine Delphy, un article de Gérard Noiriel.

Le blog de Christine Delphy

Vers un racisme (vraiment) français ?

Par Gérard Noiriel, historien, avec l’aimable permission de l’auteur. Publié d’abord dans le Monde du 25.09.16.

Les politiciens de tous bords se ­livrent aujourd’hui une concurrence effrénée pour capter les pulsions sécuritaires et xénophobes qui traversent l’opinion. Ce phénomène n’est pas inédit. Il s’est déjà produit dans les années 1930.

Dès le début de cette décennie, la droite et l’extrême droite rendent les immigrés responsables de la très grave dépression économique qui vient d’éclater. La France ferme ses frontières, mais des centaines de milliers de migrants fuyant les régimes totalitaires tentent de trouver refuge dans le pays des droits de l’homme. La crise sociale et les antagonismes politiques alimentent une violence dans laquelle sont impliqués parfois des étrangers.

En 1932, le président de la République française, Paul Doumer, est assassiné par un réfugié russe ; en 1934, le ministre des affaires étrangères, Louis Barthou, périt dans un attentat…

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Nous sommes leur ennemi commun

C’est « Quartiers libres » qui tape à la porte !

En guise de prolégomènes (j’ai toujours rêvé d’écrire ça un jour), la conclusion de l’article – on commence par conclure, en somme :

« Ces similitudes entre répression au quartier et répression des mouvements sociaux créent les conditions d‘une convergence des luttes. Ceux qui luttent en première ligne dans nos quartiers comme ceux qui dans les mouvements sociaux sont confrontés aux violences policières en ont bien conscience. Ils savent que l’heure n’est plus à savoir qui faisait quoi en 2005 mais bien à travailler pour construire des passerelles et des terrains de luttes communs entre tous ceux et celles qui ne veulent pas se résoudre à survivre dans ce monde inégalitaire et violent. »

Bonne lecture

Seuls ceux qui luttent savent

L’âne médiatique embarqué

Quartiers Libres

Quartiers libres

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L’âne médiatique se soucie avant tout de son picotin, c’est entendu. Si l’avoine est bonne, il est content et remue les oreilles dans le bon sens.

L’âne médiatique est un animal du XXIe siècle : il sait qu’il faut regarder la réalité telle qu’elle est et « moderniser » le code du travail. Il le sait : le patron de son groupe de presse le lui a dit. En bon tirailleur du Parti de la Presse et de l’Argent, son rôle est d’assurer le service après-vente de la loi El Khomri. Alors c’est sûr il y a bien quelque mécontents, mais faudrait pas tout confondre, hein. Il y a d’un côté ceux qui manifestent gentiment leur opposition, en faisant une journée de grève de temps en temps et en disant dans le micro combien ils ne sont pas contents. Ça c’est bien, c’est républicain, paritaire et représentatif. Ça permet de…

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Nuit debout pas sans nous

Issu de l’excellent « quartiers libres »

Quartiers libres

Voilà quatre semaines que la « nuit debout » occupe les places et tente de créer des convergences entre les différentes luttes avec comme axe centrale la lutte contre la loi « travail ». C’est peu dire que le mouvement arrive à un tournant et que de nombreuses forces médiatiques et politiques s’échinent à lui imposer d’effectuer un virage doux et consensuel. Lordon l’a très bien expliqué dans son intervention du 20 avril à la bourse du travail  :

« Et les constants efforts de cette chefferie, c’est de pousser le mouvement qui les déborde complètement, dans un sens qu’ils croient contrôlable. Et en l’occurrence dans le sens de ce que j’appellerai le citoyennisme intransitif. C’est-à-dire le citoyennisme pour le citoyennisme, qui débat pour débattre, mais ne tranche rien, ne décide rien et surtout ne clive rien. Une sorte de rêve démocratique cotonneux précisément conçu pour que rien n’en sorte…

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